Grossomodo

Qui ?

L’Assemblée des Délégué-e-s (AD) de la Fédération des étudiant-e-s de l’UNIL (FAE)a décidé le 25 avril 2016 de se retirer de l’Union des Etudiant-e-s de Suisse (UNES).

Quoi ?

Un comité composé d’étudiant-e-s de différentes facultés de l’UNIL a décidé de lancer un référendum afin de soumettre la question de l’appartenance de la FAE à l’UNES à l’ensemble des étudiant-e-s de l’UNIL.

Comment ?

Le référendum est un instrument démocratique de vote, par voie électronique en espèce, qui a pour but de soumettre l’objet à l’ensemble de la communauté estudiantine.

Quand ?

Le référendum durera 5 jours et aura lieu du 31 octobre au 4 novembre 2016.

Toutes les infos pour le vote ici

FAQ

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FAQ

La FAE est la fédération des associations d’étudiant-e-s de l’Université de Lausanne. Elle composée d’un législatif regroupant des étudiant-e-s tiré-e-s au sort parmi le corps estudiantin de l’UNIL et des représentant-e-s des différentes associations de faculté ou filière, et d’un Bureau exécutif composé de 9 membres élu-e-s par l’Assemblée. Elle défend et représente les étudiant-e-s auprès du Rectorat de l’Université de Lausanne et des autorités politiques vaudoises.
Elle offre aussi différentes aides aux étudiant-e-s comme une aide aux recours estudiantins (CARE), une aide financière ponctuelle grâce au Fonds de solidarité étudiant (FSE) et des subventions pour les associations de l’UNIL.

L’Union des Etudiant-e-s de Suisse (UNES) est, comme l’indique son nom, l’union des différentes associations représentatives de certaines universités et hautes écoles de Suisse. Actuellement, elle compte 10 membres. Elle est censée représenter les intérêts des étudiant-e-s de Suisse au niveau national. Elle exerce une activité de lobby et prend position sur divers sujets au niveau fédéral.
A noter que durant les deux dernières années, 3 membres ont quitté l’UNES (Lucerne (SOL), Fribourg (AGEF), EPFL (AGEPoly)) et 1 membre l’a rejointe (la CUAE de Genève).

Trois associations de faculté/filière ont fait la demande au Bureau exécutif de la FAE que la question de la sortie de l’UNES soit discutée à l’Assemblée des délégué-e-s du 25 avril 2015. Suite à cette demande, le point a été mis à l’ordre du jour et le Bureau exécutif de la FAE, s’étant positionné en faveur de la sortie, a préparé un dossier détaillant les arguments pour la sortie. Des représentant-e-s de l’UNES sont aussi venus défendre leur point de vue lors de l’Assemblée.
Les délégué-e-s de la FAE, c’est-à-dire le législatif, ont ensuite pris part au vote. Le résultat était le suivant : 13 voix pour la sortie, 1 contre et 9 abstentions. Cette décision est maintenant contestée par un référendum auquel tou-te-s les étudiant-e-s de l’UNIL auront le droit de participer.

Lors de l’Assemblée des délégué-e-s du 25 avril 2016, la FAE a pris la décision de sortir de l’UNES avec 13 voix pour, 9 abstentions et 1 voix contre. Après 3h d’un débat intense, cette décision était attendue pour certain-e-s là où d’autres l’estimaient prématurée. Elle a été contestée par un groupe d’étudiant-e-s de l’UNIL, le comité référendaire, qui a lancé une récolte de signatures pour que la décision soit prise par tous le corps estudiantin de l’UNIL. Ce vote aura lieu en date du 31 octobre au 4 novembre 2016.
A noter que le comité référendaire se positionne contre la sortie de la FAE de l’UNES.

Le Bureau de la FAE s’est prononcé en faveur de la sortie de la FAE de l’UNES, suite à la demande de trois associations (LAB, AESSP et AEML) que ce sujet soit discuté à l’AD du 25 avril 2016. L’UNES représente en effet un investissement important pour les membres du Bureau et de l’AD, pour un résultat moindre. Le Bureau étant le contact le plus direct entre la FAE et l’UNES, il ne peut qu’appuyer et témoigner des arguments qui poussent la FAE à sortir.

 

Dès l’annonce du référendum, le comité référendaire avait indiqué ne pas se positionner quant à la sortie et vouloir faire une campagne à but informatif.

Une campagne conjointe entre le Bureau de la FAE et le comité référendaire a ainsi commencé à être planifiée. Cependant, au mois d’août 2016, le comité référendaire a informé le Bureau de la FAE  avoir changé d’approche et s’être finalement positionné pour rester dans l’UNES, impliquant une polarisation de la campagne. Le comité référendaire fera ainsi campagne pour rester dans l’UNES, et le Bureau de la FAE pour en sortir.

La sortie de l’UNES permettra à la FAE d’utiliser son énergie et son argent pour d’autres projets de représentation nationale plus efficaces et utiles que l’UNES. L’UNES est devenue une structure extrêmement lourde et chronophage qui demande à ses membres un investissement en temps et en argent conséquent pour un résultat moindre.
La sortie de l’UNES n’implique pas la perte de tout contact avec la politique nationale ni de contacts et synergies avec les autres universités. La FAE entretient déjà des contacts avec d’autres associations à ce sujet. De plus, il est aussi possible de prendre contact avec nos politiciens vaudois siégeant au Conseil national et au Conseil des Etats.

Entre mai et juin 2015, la FAE a tenu un groupe de travail comprenant des membres du Bureau exécutif et des délégué-e-s sur l’appartenance de la FAE à l’UNES. Les critiques soulevées restent toujours les mêmes actuellement, ce qui indique qu’aucune amélioration notable n’a eu lieu depuis. (c.f question suivante)
L’élément déclencheur de la décision de sortie de la FAE a été la façon dont l’UNES a géré la sortie de la section fribourgeoise (AGEF). L’AGEF a décidé de sortir de l’UNES et cette dernière a décidé de faire recours contre cette décision, ce que la FAE considère comme étant une violation de l’indépendance des sections – elle-même inscrite dans les statuts de l’UNES.

La FAE a déjà réfléchi depuis longtemps aux problèmes rencontrés à l’UNES. Entre mai et juin 2015, la FAE a tenu un groupe de travail comprenant des membres du Bureau exécutif et des délégué-e-s sur l’appartenance de la FAE à l’UNES. Parmi ces membres, un est devenu membre du Bureau de l’UNES par la suite. Les critiques soulevées étaient – entre autres :
– les ambitions démesurées
– le fait que les commissions soient chronophages et demandent beaucoup d’investissement,
– le faible résultat par rapport au coût élevé,
– la mauvaise communication entre le bureau de l’UNES et ses membres.
A la suite de l’Assemblée des délégué-e-s (AD) de l’UNES du printemps 2015, les membres du groupe de travail se sont prononcés plutôt en faveur de rester dans l’UNES car cette AD laissait entrevoir des améliorations. Cependant, les mêmes problèmes persistent encore aujourd’hui et ne se sont pas améliorés avec les réformes de surface entreprises par l’UNES. La présence d’un membre de la FAE au Bureau de l’UNES – conscient des critiques que faisait la FAE à l’UNES – n’a pas contribué à améliorer la situation.

Au vu de cette situation, il semble correct d’estimer que l’UNES n’a pas – à moyen terme – l’intention de changer profondément. C’est pour cela que le moment de la sortie est adéquat. Il faut aussi préciser que si l’UNES devait grandement s’améliorer au cours des années à venir, la FAE aurait la possibilité de devenir à nouveau membre. Pour l’instant il semble plus judicieux de mettre de l’énergie dans une autre structure plus efficace et qui correspond mieux à l’idée que se fait la FAE d’une faîtière.

L’UNES est composée de plusieurs organes :
– Le bureau exécutif se trouve à Berne et gère les affaires courantes. Les personnes composant la présidence arrêtent leurs études pour se consacrer à 100% à leur mandat.
– Le conseil des Sections (anciennement : comité législatif) : il est composé des différentes sections membres de l’UNES et se réunit une fois par mois pour approuver ou non les activités courantes du bureau exécutif. 1 voix par section.
– L’assemblée des délégué-e-s a lieu deux fois par an et se compose des différentes sections membres de l’UNES. Chaque section a un nombre proportionnel de sièges selon le nombre d’étudiant-e-s membres de l’association.
– Les commissions thématiques : Commission des finances (CoFi), Commission sociale (Soko), commission internationale de solidarité (CIS), Commission d’égalité (CodEg), Commission de la politique des Hautes Ecoles (HoPoKo). Pour plus d’infos : http://www.vss-unes.ch/uber-den-vss/organigramm/thematische-kommissionen/?lang=fr
– La commission de contrôle : cette commission est censée incarner le pouvoir judiciaire de l’UNES. Elle est peut être composée de membres actifs des sections de l’UNES ou d’anciens membres. Ils sont élus par l’AD. Une formation de juriste n’est pas requise. (c.f Statuts de l’UNES, art. 3).

Communication défaillante entre le Bureau et ses sections ainsi qu’au sein de l’UNES en général. Il y a un aussi un manque transparence (pas de publication des comptes, manque d’informations pour préparer les séances, pas de système pratique pour le partage des documents et des archives, peu d’informations sur le travail des commissions…) Les traductions ne sont pas non plus une priorité pour l’UNES ce qui implique une minorisation linguistique de la Suisse Romande.
Le montant investi est important au vu du résultat des actions de l’UNES. Si la FAE sortait de l’UNES et optait pour une structure de représentation alternative moins lourde et plus flexible, elle pourrait allouer des fonds à d’autres postes tels que le Fonds de solidarité étudiant.
La structure de l’UNES est trop lourde: elle compte trop d’organes différents (trop de commissions, deux législatifs). A toutes ces séances (pour la plupart à Berne) s’ajoutent encore des manifestations et des retraites sur un week-end entier. L’UNES demande donc un investissement en énergie et en très important. Rappelons qu’avant d’être représentant-e-s, les membres des associations des sections de l’UNES sont des étudiant-e-s qui doivent réussir leurs études.

Conférence Uthink: référendum sur le maintient de la FAE dans l’UNES

Décomposition des arguments du comité référendaire

"[…] l’Assemblée des délégué-e-s de la FAE – la fédération des associations d’étudiant-e-s de l’Unil, dont tout-e-s les étudiant-e-s de l’UNIL sont membres de par leur inscription à l’Université – souhaite rompre ses liens avec cette institution [l’UNES], privant ainsi les étudiant-e-s lausannois-es de cette représentation au niveau national. Cette rupture va impacter toute la communauté des étudiant-e-s de l’UNIL qui seront privés d’une collaboration forte et expérimentée dans les tâches de défense des étudiant-e-s."

 

C’est faux, il existe une alternative crédible : le Réseau Suisse des Hautes écoles, projet initié par la FAE, l’Association Générale des Etudiant-e-s de l’Université de Fribourg (AGEF) et l’Association des étudiants de l’EPFL (AGEPoly), qui pourrait commencer le travail de représentation dès 2017. Cf. onglet du site correspondant.

Une sortie de l’UNES n’implique pas la remise en question de la nécessité d’une représentation nationale. Il est en revanche irresponsable de rester dans l’UNES au vu de la forme qu’elle a prise.

 

"L’Assemblée des délégué-e-s de la FAE, avec sa décision du 25 avril 2016, a souhaité mettre un terme à cette collaboration vieille de 22 ans pour des motifs principalement formels[1]: des questions linguistiques et formalistes. Il en transparait une absence de volonté de la part de l’exécutif de la FAE de consacrer les ressources nécessaires à une participation effective et fonctionnelle au sein de l’UNES et une sous-évaluation de l’importance de cette alliance."

 

C’est faux :

  1. des représentant-e-s de la FAE étaient présent-e-s à quasiment toutes les séances du comité législatif (petit législatif de l’UNES), ainsi qu’aux Assemblées des Délégué-e-s de l’UNES. Des membres de la FAE étaient également présent-e-s durant un jour entier à la retraite de l’UNES en automne 2016.
  2. Ce n’est pas qu’à l’exécutif de faire le travail, mais aussi aux délégué-e-s de relayer l’information et à tou-te-s les étudiant-e-s de s’impliquer, notamment dans les commissions de l’UNES et lors des AD. Or, l’enthousiasme est rarement au rendez-vous. Cette année (dès l’automne 2016) est un cas exceptionnel : toutes les commissions ont été remplies. Ceci est vraisemblablement dû au fait que le sujet est d’actualité à cause du référendum.

 

"En effet, aucune solution pour garantir, après l’UNES, une place des étudiant-e-s lausannois-es sur la scène nationale convaincante n’a pu être fournie aux délégué-e-s. Ce départ apparaît donc irresponsable."

 

Le projet est cours de construction, c’est pourquoi il n’a pas encore été soumis à l’Assemblée des délégué-e-s de la FAE.

 

"L’UNES est une institution hautement reconnue au niveau politique et médiatique, qui effectue au quotidien un travail de qualité pour défendre les étudiant-e-s et il est extrêmement dommageable que des problèmes interpersonnels et des points purement formels mettent en péril la représentation des étudiant-e-s lausannois-es sur les dossiers nationaux."

 

Les relations interpersonnelles n’ont rien à voir dans la décision de sortie, les problèmes soulevés par la FAE sont récurrents et soulevés depuis plusieurs années (cf. PVs des ADs de l’UNES depuis 2008).

 

"L’expérience a montré que les relations avec les associations non-membres de l’UNES cessent quasiment totalement (un cas similaire s’étant présenté à l’UNIGE ou à l’EPFL – la faitière genevoise ayant cependant pris il y a quelques semaines la décision de revenir au sein de l’UNES). […] L’UNES ne dépense pas d’énergie au soutien et à la prise de contact avec des associations qui ne montrent pas de volonté d’adhérer à l’Union."

 

Dans la pratique, cela ne semble pas être le cas, puisque l’UNES continue à prendre position sur des universités qui ne sont plus membres de l’UNES (par exemple pour les fonds-tiers à Lucerne – communiqué du 2 septembre 2016).

Dans le cas où l’UNES refuserait de collaborer avec des Hautes Ecoles qui n’en sont pas membres sur des sujets d’intérêt national pour les étudiant-e-s, démontrerait une mauvaise compréhension qui lui est dévolu (ou qu’elle s’attribue).

Enfin, dans le cadre de l’initiative sur les bourses d’études ou lors de l’annonce de la hausse des taxes d’études à l’EPFL, l’AGEPoly a pu collaborer avec l’UNES, et ceci alors qu’elle n’était plus membre.

 

"L’argent versé à l’UNES sert à couvrir les coûts de fonctionnement. Le poste principal de l’UNES est le poste salaire. Il a été décidé de rémunérer les membres du bureau, à de faibles pourcentages (30% et 50%) afin de s’assurer que tous les étudiant-e-s puissent se présenter à cette fonction et que donc, les étudiant-e-s obligé-e-s de travailler en parallèles de leurs études puissent se présenter à ces fonctions de l’UNES. Il y a également des coûts de salariat pour le secrétariat administratif et financier. D’autres frais de fonctionnement couvrent le local de l’UNES. En effet, comme elle n’est liée à aucune université et afin d’assurer son autonomie, aucune institution ne peut lui lui mettre de locaux à disposition."

 

Ceci est en passe de changer étant donné que le poste de co-président-e passe à un taux de 80-100 % (cf. documents de préparation pour la 167ème AD).

 

"[…] la FAE n’a actuellement aucun problème financier. L’exercice 2015-16 bouclait sur un bénéfice de près de 40’000.- et ces dernières années ont toutes été terminées sur des comptes positifs. Les réserves financières sont très élevées et le bénéfice de l’exercice 2015-16 a été entièrement redistribuée. Il est donc clair que la FAE a actuellement, et sans arrêter de cotiser à l’UNES, toute la latitude financière à réaliser ses projets, à soutenir les autres associations et les étudiant-e-s."

 

Cela n’a aucun rapport avec le fait de rester dans l’UNES ou non puisque la FAE serait même prête à payer davantage si cela en valait la peine. Le fait que la FAE puisse se permettre de payer ne veut pas dire qu’elle doit forcément investir l’argent dans n’importe quoi. Il s’agit tout d’abord de veiller à ce que l’argent des étudiant-e-s de l’UNIL soit bien investi, indépendamment de la quantité qu’on en a. Ce que l’UNES coûte actuellement à la FAE pourrait être investi dans quelque chose de mieux ou réalloué à d’autres projets. Comme, par exemple, augmenter le Fonds de Solidarité Etudiant (service d’aide financière ponctuelle de la FAE).

De plus, lors des discussion sur les comptes qui ont lieu à la commission des finances, les documents sont systématiquement donnés en retard (c’est-à-dire à la séance-même) ce qui ne laisse le temps aux représentant-e-s de se préparer correctement et donner une appréciation valide des comptes.

 

"Finalement, l’UNES a déjà préparé un budget en prévision de la sortie de la FAE. Selon cette budgétisation, le départ de la FAE n’empêcherait aucunement le fonctionnement normal."

 

Mais dans ce cas, la FAE peut quitter l’UNES sans remords ! Plus sérieusement, l’on peut se demander, outre l’apport financier de la FAE à l’UNES (mais qui, visiblement, n’est pas indispensable), si la réaction de cette dernière à la volonté de sortie de la FAE n’est pas à mettre en relation avec le fait qu’au cours des 5 dernières années, plusieurs sections ont quitté (ou souhaité quitter) l’UNES : l’AGEPoly (EPFL) en 2014, la skuba (Bâle), la SOL (Lucerne) et l’AGEF (Fribourg) en 2015 et désormais la FAE en 2016.

 

"Au vu de la taille importante de l’association et par souci d’équité entre ses membres et sections, l’UNES se doit de se doter de procédures qui soient claires et uniformes. De telles procédures peuvent parfois présenter une certaine lourdeur, mais qui se justifie par souci d’efficacité et d’intégration ; par exemple, la nécessité de remplir un formulaire type pour déposer des amendements, la nécessité d’en établir une version française et une allemande, des délais à respecter, etc. Ces procédures, parfois perçues comme formelles, sont également garantes du respect des droits des participant-e-s."

 

Le nombre de commissions est en effet beaucoup trop élevé et leur raison d’être peut être remise en question. Par ailleurs, les procédures ne sont en rien claires et uniformes (exemples). Enfin, lourdeur et efficacité ne sont, par définition, pas compatibles. La lourdeur crée une inertie qui empêche l’adaptation des mesures à une situation changeante, ce qui est une entrave de plus pour relever de nouveaux défis. De plus, ceci rend les réformes internes d’autant plus compliquées.

 

"Sur un autre plan, cette attaque est paradoxale venant de la FAE à certains égards, dans la mesure où la transparence reprochée à l’UNES n’est pas non plus réalisée ou réalisable pour la FAE. La critique envers l’UNES semble donc bien sévère lorsqu’on constate que même une association d’ampleur plus modeste n’arrive pas toujours à être irréprochable sur ce point que ce soit lorsqu’il s’agit de publier ses lieux de séances, ses rapports d’activités, etc."

 

La FAE critique effectivement la manque de transparence de l’UNES relatif aux comptes et aux traductions. En plus du manque de traduction, il y a un problème de retranscription : les procès-verbaux ne sont souvent pas fidèles à ce qui s’est déroulé en séance. Ceci n’est pas dû à un problème technique mais à un manque de volonté politique. Cependant, ceci n’est pas reprochable à la FAE, qui publie tous les procès-verbaux des séances législatives de même que ses comptes sur son site, ainsi que ses rapports d’activité.

 

"[…] les points suivants mettent en évidence l’importance qu’accorde l’UNES à ce que tous et toutes puissent se comprendre :

  • Lors des Assemblées des déléguées (organe le plus important), des traductions simultanées, avec des traductreurs-ices professionnelles sont mises en œuvre."

 

La qualité des traductions simultanées n’est pas assurée durant toute l’AD de l’UNES (cf. dernière AD où le dimanche, ce sont des membres du bureau de l’UNES, qui ne sont pas des traducteurs professionnels, qui ont dû se charger de la traduction simultanée, l’UNES n’ayant pas été en mesure de trouver des traducteurs ce jour là – à vérifier.)

Par ailleurs, si une traduction simultanée a lieu durant les AD, les PV de ces séances ne sont pas intégralement traduits (les différentes interventions ne sont transcrites que dans la langue source et non traduites). Ceci a pour effet d’empêcher toute personne n’étant pas bilingue et n’ayant pas assisté à la séance de comprendre tout ce qui a pu s’y dire.

 

"Les documents envoyés pour préparer les séances sont toujours bilingues."

 

Les documents pour l’AD sont effectivement bilingues, mais ce n’est aucunement le cas pour les commissions.

 

"Lors des séances, tous les propos sont traduits si une personne en fait la demande."

 

D’un autre côté, pour une Union se voulant nationale, la traduction systématique et la compréhension de ce qui se dit en séance (et non pas uniquement sur demande) devrait être la base.

 

"[…] Si la présence à ces séances [les commissions] est souhaitable, elle n’est en aucun cas obligatoire et peut être modulée en fonction de l’agenda de la FAE afin que leur voix soit tout de même prise en compte."

 

Cela n’a jamais fait l’objet d’un débat. Ce qui est par contre soulevé par la FAE est le manque de motivation chronique pour assister à ces différentes commissions de la part du corps estudiantin dans son ensemble. Il y a donc motif à revoir la dynamique de ces commissions.

 

"L’UNES, suite à l’initiative sur les bourses d’études, a décidé d’entreprendre un audit sur son fonctionnement. Pour cela, l’union a demandé aux différentes associations et partenaires de bien vouloir évaluer son fonctionnement, et, dans un deuxième temps, a organisé un week-end et des séances avec les sections membres en vue d’entreprendre une modification de son fonctionnement dans sa globalité."

 

Il s’agit de désinformation pure ! La FAE n’a effectivement pas pu participer à la réunion informelle tenue lors de la retraite où ce sujet a été évoqué mais a envoyé une prise de position discutée en Bureau pour faire part de ces remarques et desiderata dans un document de synthèse. De plus, l’UNES n’a pas entrepris d’ « audit » (il pourrait s’avéer utile de vérifier la définition), mais, dans un timing que l’on peut qualifier d’intéressant (sortie récente de la FAE et de l’AGEF), a vaguement pris conscience qu’il fallait peut-être changer quelques éléments de son fonctionnement. Cela étant, si le fait d’admettre que certaines choses ne fonctionnent pas est positif, il ne s’agit en aucun cas d’une réelle remise en question, dans la mesure où les réformes ne permettent en aucun cas un changement de fond. Par ailleurs, celles-ci ne sont aucunement une réponse à la majorité des critiques émises par la FAE (manque de transparence, non-respect de l’indépendance des sections et non-sections, ambitions démesurées, etc.).

Les réactions que la FAE a reçues lors du comité législatif du 31 août 2016, où elle aproposé une série de mesures pour améliorer la communication interne à l’UNES n’ont pas reçu un accueil favorable du Bureau de l’UNES. Celui-ci a remis en question l’utilité des mesures présentées et relancé le débat pendant trois heures. De plus, même lorsque certaines demandes sont prises en compte comme pour le vote par circulation, on ne sait pas par quel miracle elles sont repoussées à plus tard dans un mélange de confusion… La FAE avait aussi insisté pour que les documents des séances soient transmis à temps pour la préparation. Cela n’a de nouveau pas été le cas lors de la dernière séance de la Commission des Finances. Les documents ont été transmis directement à la séance et mal traduits, ce qui a compliqué la tâche des représentant-e-s et démontre un manque de transparence. Tous ces éléments pointent encore une fois vers un manque de volonté de la part de l’UNES.

 

"[…] L’UNES est la référente pour la représentation des étudiant-e-s au niveau national et est légitimée dans cette tâche. Elle effectue notamment des tâches de sensibilisation des politiques par les moyens suivants :

  • Défendre les étudiant-e-s au sein du parlement fédéral, par des accès permanents à celui-ci et entretenir les politicien-ne-s qui y siègent des problématiques touchant les étudiant-e-s."

 

Il faut néanmoins tenir compte du fait que cette présence est purement consultative et non décisionnelle.

 

"L’UNES assure également la représentation médiatique des positions étudiant-e-s, sur les sujets d’actualités : fonds tiers, bourses d’études, réforme des entreprises III, augmentation des taxes d’études, contingentement du nombre d’étudiant-e-s."

 

Malheureusement, l’UNES ne se contente pas de prendre position sur des sujets concernant directement les étudiant-e-s. Non seulement elle se permet de se positionner vis-à-vis de thématiques qui ne concernent pas directement les étudiant-e-s (ex. avortement et initiative « vache à lait »), mais elle s’est également permise de prendre position sur des sujets relatifs à une université non-membre (Lucerne), et cela sans consulter l’association représentative des étudiant-e-s de l’université en question (la SOL).

 

"L’UNIL est dépendante des budgets fédéraux. Ainsi, 15% des fonds de l’Université sont financés directement par des financements fédéraux. Ce chiffre atteint même plus de 20% si on y adjoint les fonds de recherche fédéraux. L’UNES se bat pour la conservation de ces budgets et leurs augmentations, ce qui a réussi récemment avec l’augmentation des moyens alloués par les chambres fédérales (12-13 et 15 septembre 2016) aux hautes écoles."

 

Rien n’indique que ceci soit dû au travail de lobby effectué par l’UNES.

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