FAQ

La FAE est la fédération des associations d’étudiant-e-s de l’Université de Lausanne. Elle composée d’un législatif regroupant des étudiant-e-s tiré-e-s au sort parmi le corps estudiantin de l’UNIL et des représentant-e-s des différentes associations de faculté ou filière, et d’un Bureau exécutif composé de 9 membres élu-e-s par l’Assemblée. Elle défend et représente les étudiant-e-s auprès du Rectorat de l’Université de Lausanne et des autorités politiques vaudoises.
Elle offre aussi différentes aides aux étudiant-e-s comme une aide aux recours estudiantins (CARE), une aide financière ponctuelle grâce au Fonds de solidarité étudiant (FSE) et des subventions pour les associations de l’UNIL.

L’Union des Etudiant-e-s de Suisse (UNES) est, comme l’indique son nom, l’union des différentes associations représentatives de certaines universités et hautes écoles de Suisse. Actuellement, elle compte 10 membres. Elle est censée représenter les intérêts des étudiant-e-s de Suisse au niveau national. Elle exerce une activité de lobby et prend position sur divers sujets au niveau fédéral.
A noter que durant les deux dernières années, 3 membres ont quitté l’UNES (Lucerne (SOL), Fribourg (AGEF), EPFL (AGEPoly)) et 1 membre l’a rejointe (la CUAE de Genève).

Trois associations de faculté/filière ont fait la demande au Bureau exécutif de la FAE que la question de la sortie de l’UNES soit discutée à l’Assemblée des délégué-e-s du 25 avril 2015. Suite à cette demande, le point a été mis à l’ordre du jour et le Bureau exécutif de la FAE, s’étant positionné en faveur de la sortie, a préparé un dossier détaillant les arguments pour la sortie. Des représentant-e-s de l’UNES sont aussi venus défendre leur point de vue lors de l’Assemblée.
Les délégué-e-s de la FAE, c’est-à-dire le législatif, ont ensuite pris part au vote. Le résultat était le suivant : 13 voix pour la sortie, 1 contre et 9 abstentions. Cette décision est maintenant contestée par un référendum auquel tou-te-s les étudiant-e-s de l’UNIL auront le droit de participer.

Lors de l’Assemblée des délégué-e-s du 25 avril 2016, la FAE a pris la décision de sortir de l’UNES avec 13 voix pour, 9 abstentions et 1 voix contre. Après 3h d’un débat intense, cette décision était attendue pour certain-e-s là où d’autres l’estimaient prématurée. Elle a été contestée par un groupe d’étudiant-e-s de l’UNIL, le comité référendaire, qui a lancé une récolte de signatures pour que la décision soit prise par tous le corps estudiantin de l’UNIL. Ce vote aura lieu en date du 31 octobre au 4 novembre 2016.
A noter que le comité référendaire se positionne contre la sortie de la FAE de l’UNES.

Le Bureau de la FAE s’est prononcé en faveur de la sortie de la FAE de l’UNES, suite à la demande de trois associations (LAB, AESSP et AEML) que ce sujet soit discuté à l’AD du 25 avril 2016. L’UNES représente en effet un investissement important pour les membres du Bureau et de l’AD, pour un résultat moindre. Le Bureau étant le contact le plus direct entre la FAE et l’UNES, il ne peut qu’appuyer et témoigner des arguments qui poussent la FAE à sortir.

 

Dès l’annonce du référendum, le comité référendaire avait indiqué ne pas se positionner quant à la sortie et vouloir faire une campagne à but informatif.

Une campagne conjointe entre le Bureau de la FAE et le comité référendaire a ainsi commencé à être planifiée. Cependant, au mois d’août 2016, le comité référendaire a informé le Bureau de la FAE  avoir changé d’approche et s’être finalement positionné pour rester dans l’UNES, impliquant une polarisation de la campagne. Le comité référendaire fera ainsi campagne pour rester dans l’UNES, et le Bureau de la FAE pour en sortir.

La sortie de l’UNES permettra à la FAE d’utiliser son énergie et son argent pour d’autres projets de représentation nationale plus efficaces et utiles que l’UNES. L’UNES est devenue une structure extrêmement lourde et chronophage qui demande à ses membres un investissement en temps et en argent conséquent pour un résultat moindre.
La sortie de l’UNES n’implique pas la perte de tout contact avec la politique nationale ni de contacts et synergies avec les autres universités. La FAE entretient déjà des contacts avec d’autres associations à ce sujet. De plus, il est aussi possible de prendre contact avec nos politiciens vaudois siégeant au Conseil national et au Conseil des Etats.

Entre mai et juin 2015, la FAE a tenu un groupe de travail comprenant des membres du Bureau exécutif et des délégué-e-s sur l’appartenance de la FAE à l’UNES. Les critiques soulevées restent toujours les mêmes actuellement, ce qui indique qu’aucune amélioration notable n’a eu lieu depuis. (c.f question suivante)
L’élément déclencheur de la décision de sortie de la FAE a été la façon dont l’UNES a géré la sortie de la section fribourgeoise (AGEF). L’AGEF a décidé de sortir de l’UNES et cette dernière a décidé de faire recours contre cette décision, ce que la FAE considère comme étant une violation de l’indépendance des sections – elle-même inscrite dans les statuts de l’UNES.

La FAE a déjà réfléchi depuis longtemps aux problèmes rencontrés à l’UNES. Entre mai et juin 2015, la FAE a tenu un groupe de travail comprenant des membres du Bureau exécutif et des délégué-e-s sur l’appartenance de la FAE à l’UNES. Parmi ces membres, un est devenu membre du Bureau de l’UNES par la suite. Les critiques soulevées étaient – entre autres :
– les ambitions démesurées
– le fait que les commissions soient chronophages et demandent beaucoup d’investissement,
– le faible résultat par rapport au coût élevé,
– la mauvaise communication entre le bureau de l’UNES et ses membres.
A la suite de l’Assemblée des délégué-e-s (AD) de l’UNES du printemps 2015, les membres du groupe de travail se sont prononcés plutôt en faveur de rester dans l’UNES car cette AD laissait entrevoir des améliorations. Cependant, les mêmes problèmes persistent encore aujourd’hui et ne se sont pas améliorés avec les réformes de surface entreprises par l’UNES. La présence d’un membre de la FAE au Bureau de l’UNES – conscient des critiques que faisait la FAE à l’UNES – n’a pas contribué à améliorer la situation.

Au vu de cette situation, il semble correct d’estimer que l’UNES n’a pas – à moyen terme – l’intention de changer profondément. C’est pour cela que le moment de la sortie est adéquat. Il faut aussi préciser que si l’UNES devait grandement s’améliorer au cours des années à venir, la FAE aurait la possibilité de devenir à nouveau membre. Pour l’instant il semble plus judicieux de mettre de l’énergie dans une autre structure plus efficace et qui correspond mieux à l’idée que se fait la FAE d’une faîtière.

L’UNES est composée de plusieurs organes :
– Le bureau exécutif se trouve à Berne et gère les affaires courantes. Les personnes composant la présidence arrêtent leurs études pour se consacrer à 100% à leur mandat.
– Le conseil des Sections (anciennement : comité législatif) : il est composé des différentes sections membres de l’UNES et se réunit une fois par mois pour approuver ou non les activités courantes du bureau exécutif. 1 voix par section.
– L’assemblée des délégué-e-s a lieu deux fois par an et se compose des différentes sections membres de l’UNES. Chaque section a un nombre proportionnel de sièges selon le nombre d’étudiant-e-s membres de l’association.
– Les commissions thématiques : Commission des finances (CoFi), Commission sociale (Soko), commission internationale de solidarité (CIS), Commission d’égalité (CodEg), Commission de la politique des Hautes Ecoles (HoPoKo). Pour plus d’infos : http://www.vss-unes.ch/uber-den-vss/organigramm/thematische-kommissionen/?lang=fr
– La commission de contrôle : cette commission est censée incarner le pouvoir judiciaire de l’UNES. Elle est peut être composée de membres actifs des sections de l’UNES ou d’anciens membres. Ils sont élus par l’AD. Une formation de juriste n’est pas requise. (c.f Statuts de l’UNES, art. 3).

Communication défaillante entre le Bureau et ses sections ainsi qu’au sein de l’UNES en général. Il y a un aussi un manque transparence (pas de publication des comptes, manque d’informations pour préparer les séances, pas de système pratique pour le partage des documents et des archives, peu d’informations sur le travail des commissions…) Les traductions ne sont pas non plus une priorité pour l’UNES ce qui implique une minorisation linguistique de la Suisse Romande.
Le montant investi est important au vu du résultat des actions de l’UNES. Si la FAE sortait de l’UNES et optait pour une structure de représentation alternative moins lourde et plus flexible, elle pourrait allouer des fonds à d’autres postes tels que le Fonds de solidarité étudiant.
La structure de l’UNES est trop lourde: elle compte trop d’organes différents (trop de commissions, deux législatifs). A toutes ces séances (pour la plupart à Berne) s’ajoutent encore des manifestations et des retraites sur un week-end entier. L’UNES demande donc un investissement en énergie et en très important. Rappelons qu’avant d’être représentant-e-s, les membres des associations des sections de l’UNES sont des étudiant-e-s qui doivent réussir leurs études.